Que vous soyez un particulier ou un agent immobilier, à la recherche d’un locataire ou d’un acheteur, vous le savez mieux que quiconque : il n’est pas si facile de prendre de bonnes photos immobilières. Après tout, rien de plus normal, c’est un métier !

Et pourtant, à l’heure des smartphones et des réseaux sociaux, créer et partager des photos de qualité supérieure est le meilleur moyen pour vous démarquer des autres offres. En d’autres termes, la photographie immobilière (de qualité) est votre meilleur allié pour vendre ou louer plus vite et plus cher.

Attention, car la première impression sera décisive. A l’instar d’un site de rencontre, votre bien immobilier devra séduire dès la première photo !

Une tache difficile, mais pas impossible, si vous parvenez à surmonter les 8 challenges propres à la photographie immobilière :

1. Épurer votre intérieur

Un intérieur surchargé et / ou mal rangé est assurément l’erreur la plus courante à ne pas commettre ! Et pourtant, les photos de ce genre ne manquent pas en Belgique ! Il n’y a qu’à voir sur Immoweb : Certains agents immobiliers, officiellement “professionnels”, officieusement “laxistes”, semblent même s’en être fait une spécialité… 🙄

Bref, à moins de vivre dans une maison témoin, personne ne saurait échapper à cette séance de rangement avant shooting. De la vaisselle qui traîne dans l’évier, un tableau magnétique rempli de bons d’achat et autres pense-bêtes, des photos de famille omniprésentes, un lit non fait : la liste est sans fin…

Même si tous ces objets agrémentent votre quotidien, ils peuvent aussi laisser une impression de négligé, voire d’inconfort chez vos acheteurs ou locataires potentiels, dans le cas où on les retrouverait sur vos photos immobilières.

Un photographe professionnel (ou un bon agent immobilier, soucieux de la qualité des photos) saura vous aider dans cet exercice de home staging.

2. Maîtriser les contre-jours

Vous connaissez sûrement ce cruel dilemme, typique de la photo d’intérieur, où vous devez exposer correctement, au choix :

    • une pièce hyper lumineuse, au risque de “brûler” vos fenêtres et de sacrifier la vue
    • la vue extérieure, au risque de rendre l’intérieur aussi sombre qu’une cellule de prison

Cette gestion du contre-jour est un problème classique en photographie, et pas seulement immobilière. On touche là aux limites physiques de votre appareil photo, et plus précisément de son capteur CMOS, incapable de restituer correctement les écarts trop importants entre les zones à très forte luminosité et celles à très faible luminosité, contrairement à nos yeux qui, eux, savent percevoir toutes ces nuances.

Heureusement, une solution existe. Elle consiste à prendre plusieurs photos, plus ou moins lumineuses, qui seront assemblées entre elles pour créer une image finale avec une plage dynamique étendue : je parle de la tristement célèbre image HDR, celle-là même qui souffre encore à ce jour de son passé sulfureux, mais c’est un autre débat…

3. Maîtriser la balance des blancs

Qu’importent nos préférences en matière de déco – murs blancs vs papiers peints, notre cerveau est conditionné pour reconnaître immédiatement un blanc ou un noir pur. Mais que faire quand votre appareil photo a décidé d’appliquer une teinte jaunâtre, bleuâtre ou verdâtre à votre intérieur ?

Le pire est que ce fléau peut affecter tout type d’appareil photo, smartphone ou réflex, y compris les modèles les plus chers !

Heureusement, ce problème pourra être corrigé avec un peu de retouche et / ou grâce au bon usage d’un flash qui, en éclairant l’intérieur, saura faire le ménage parmi ces teintes non sollicitées.

4. Maximiser les petits espaces

Comment photographier une petite chambre, salle de bain ou encore un dressing sans rien perdre de l’essentiel ?

La solution tient dans l’utilisation d’un objectif grand angle qui couvre une surface bien plus large qu’un objectif “standard”. Longtemps réservé aux seuls appareils réflex, cet objectif s’est démocratisé ces dernières années en équipant désormais la plupart des smartphones haut de gamme.

Certains adeptes du “toujours plus” vont encore plus loin, en utilisant un objectif fisheye qui offre une prise de vue inégalée jusqu’à 180°. Une fausse bonne idée, car cet objectif crée également une distortion des espaces qui courbe de manière aberrante toutes les lignes droites. Utilisé avec modération, dans certains cas précis, le parti pris du fisheye peut être artistiquement intéressant. Mais JAMAIS dans le cadre de l’immobilier ! Attention, mal de tête assuré !

5. Trouver le bon angle

Trop haut, trop bas, trop à gauche, trop à droite… Un pas de trop et votre photo pourra donner l’impression d’un espace étriqué, mal conçu, voire oppressant.

D’aucuns préconisent de se mettre systématiquement dans l’angle le plus reculé d’une pièce pour en percevoir le maximum. A défaut de mieux, cet angle donne en effet des résultats généralement assez corrects. Mais ce n’est pas une règle absolue. En vérité, la recherche du meilleur endroit / angle d’où prendre une photo peut nécessiter plusieurs essais.

Mieux vaut avoir le compas dans l’oeil si l’on veut restituer la grandeur et surtout les atouts d’une pièce !

6. Survoler avec un drone

Si l’on fait abstraction du côté cool, voire gadget de la photographie aérienne, le drone peut apporter une réelle valeur ajoutée, a fortiori si votre propriété jouit d’un immense terrain ou d’un voisinage unique. Et nul besoin d’atteindre des sommets ! Quelques mètres en hauteur suffisent parfois pour obtenir un angle unique et valorisant qui fera sortir vos photos du lot.

7. Se préparer comme un pro

La qualité relève rarement du hasard. Comme tout shooting photo, mieux vaut bien se préparer pour que tout se déroule sans accroc le jour J. La liste des pièces à photographier, le choix du matériel, le meilleur moment de la journée, etc. : Tous ces points doivent être définis à l’avance pour garantir des photos au top.

8. Trouver le bon photographe immobilier professionnel

Finalement, le plus grand challenge est peut-être de trouver le photographe immobilier professionnel qui saura répondre à vos besoins. Vous n’iriez certainement pas installer votre chaudière vous même, ni même remplacer votre toiture avec vos petites mains ?!

Pourquoi amputer la valeur perçue de votre bien avec des photos moyennes ?

Quel choix vous semble le plus raisonnable ?

    • Economiser le prix d’un photographe pro et vendre dans la fourchette basse, ou
    • Investir dans un photographe pro et vendre au prix le plus élevé

Sur base de mon expérience, je suis convaincu que les photos immobilières faites par un pro vous garantissent un retour sur investissement. Le photographe pro vous fera gagner du temps et de l’argent. Mieux encore, il ne vous coûtera peut-être même rien du tout au final, car son coût sera très probablement couvert par la plus-value qu’il vous apportera.

Pourquoi s’en priver ?

Et si jamais vous recherchez un professionnel de la photographie immobilière disponible sur Bruxelles et dans toute la Belgique, n’hésitez pas à me contacter ici pour un devis immo. 😉

 

Source photo: Flickr – andrechinn (CC BY 2.0)